Dijon – Marseille : ce qu’il faut savoir avant de confier son véhicule
505 kilomètres et cinq heures et demie de conduite, en ligne droite du vignoble bourguignon à la Méditerranée. C’est l’axe le plus court de ceux qui mènent à Marseille, et Beaune n’est qu’à 46 kilomètres du départ.
Le couloir rhodanien, pris à son point de départ
Dijon est posée à l’entrée du couloir le plus fréquenté de France. L’A31 rejoint Beaune en 46 kilomètres, l’A6 descend ensuite par Chalon-sur-Saône et Mâcon jusqu’à Lyon, à 196 kilomètres, et l’A7 termine la descente vers Marseille.
C’est un trajet d’une seule journée, sans difficulté particulière hors période de chassé-croisé. Les deux autoroutes principales sont à péage ; le montant dépend du gabarit du camion et figure au devis. Les villes intermédiaires sont toutes sur l’axe : Valence à 294 kilomètres de Dijon, Avignon à 419.
Une arrivée plus permissive que la traversée
Le paradoxe de cet axe tient en deux régimes.
Marseille applique un régime nettement plus souple, et sur ce trajet c’est une bonne nouvelle. Les voitures particulières non classées ou classées Crit’Air 5 et 4 y sont interdites depuis le 1er septembre 2022, sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre, en vertu de l’arrêté métropolitain du 28 juin 2022. Mais les Crit’Air 3 restent autorisés : leur interdiction, un temps annoncée, a été reportée sans date par l’arrêté 24-177 du 11 juin 2024. La plupart des sites qui traitent le sujet l’ignorent encore et les annoncent interdits. L’amende encourue est de 68 € pour un véhicule léger, et un pass journalier créé en juin 2024 ouvre 52 dérogations de vingt-quatre heures par an.
Le périmètre couvre 19,5 kilomètres carrés et 314 000 habitants, à l’intérieur de l’avenue du Cap Pinède, des boulevards Capitaine Gèze et de Plombières, de l’avenue Alexandre Fleming, des boulevards Françoise Duparc, Sakakini, Jean Moulin et Rabatau, et de l’avenue du Prado. Point décisif pour une livraison : la passerelle de l’A55 et les tunnels restent accessibles à tous les véhicules, quelle que soit leur vignette. Un véhicule qui n’a pas le droit de traverser Lyon peut donc entrer dans Marseille.
Lyon, traversée à mi-parcours, applique au contraire le régime le plus strict de France, qui vise aussi le transit. Un camion non conforme ne passe donc pas, alors qu’il serait accepté à l’arrivée : c’est la vignette du transporteur, pas celle du véhicule chargé, qui décide. Nous le vérifions avant le départ.
Un mot sur une rumeur tenace : les zones à faibles émissions n’ont pas été supprimées. Leur suppression avait bien été votée, mais le Conseil constitutionnel a censuré l’article 37 de la loi de simplification de la vie économique, en le qualifiant de cavalier législatif (décision n° 2026-903 DC du 21 mai 2026). L’obligation demeure dans les agglomérations de plus de 150 000 habitants, et 25 zones étaient en place au 1er janvier 2025. Deux d’entre elles seulement, Paris et Lyon, relèvent des restrictions renforcées au titre du dépassement des valeurs limites de qualité de l’air.
Dijon, le carrefour bourguignon
La position de Dijon en fait un point de collecte commode pour tout l’est de la France. Beaune est à 46 kilomètres, Besançon à 95, Lyon à 196 et Metz à 267 : quatre agglomérations sur deux axes autoroutiers qui se croisent ici.
Pour un véhicule acheté dans le vignoble ou repris en Franche-Comté, l’enlèvement dijonnais évite un détour. Et comme l’axe descend vers la Méditerranée, la livraison peut tout aussi bien se faire à Montpellier, à 495 kilomètres, ou à Nice, à 663.
Cinq cents kilomètres : le mode fait la différence, pas la distance
C’est le plus court de nos axes vers Marseille, et cela change le calcul.
Le camion groupé reste le moins cher, parce que le trajet se partage. Mais sur 505 kilomètres, l’écart avec le plateau dédié se resserre : la part fixe du transport, venir chercher le véhicule, le charger, le sangler, pèse davantage quand la route est courte. C’est aussi sur cette distance que le délai de 24 heures est le plus souvent tenu.
Le convoyage par conducteur ajoute 505 kilomètres au compteur, mais c’est le mode le plus rapide : une seule journée suffit. Il demande un véhicule en état de marche, assuré et contrôlé, et il expose le véhicule à sa propre vignette Crit’Air au passage de Lyon. Les trois modes incluent l’assurance tous risques et l’état des lieux photographique aux deux bouts.
Où nous enlevons et où nous livrons
Côté Dijon, l’enlèvement se fait couramment à la gare de Dijon-Ville, à l’aéroport de Dijon-Bourgogne, et dans les communes de Chenove, Talant, Beaune, Chalon-sur-Saône et Besançon. Côté Marseille, la livraison est demandée à la gare Saint-Charles, à l’aéroport de Marseille-Provence, et dans les communes d’Aix-en-Provence, Aubagne, Vitrolles, Marignane et Martigues.
Les motifs de convoyage sur cet axe
Mutation, départ en retraite vers le Sud, achat d’un véhicule d’occasion dans le vignoble, retour de résidence secondaire. C’est l’un des axes où le délai de 24 heures est le plus souvent tenu, la distance le permettant.
Le trajet inverse : Marseille vers Dijon
La liaison fonctionne dans les deux sens, avec les mêmes délais, la même assurance et le même tarif. C’est le même itinéraire, parcouru en sens inverse : 505 kilomètres et environ 5 h 26 de conduite hors trafic et hors pause.
