Orléans – Marseille : ce qu’il faut savoir avant de confier son véhicule
757 kilomètres par le Massif central, et non par la vallée du Rhône entière. Orléans est à 133 kilomètres de Paris : c’est le départ qui évite l’Île-de-France tout en la desservant.
L’A71 et la traversée de l’Auvergne
L’itinéraire ne descend pas par l’A6. Il prend l’A71 vers le sud, par Bourges et Montluçon, jusqu’à Clermont-Ferrand ; puis l’A89 et l’A72 franchissent les monts du Forez vers Saint-Étienne, l’A47 rejoint Lyon, et l’A7 descend la vallée du Rhône.
Les distances se lisent facilement : Bourges à 123 kilomètres d’Orléans, Clermont-Ferrand à 299, Saint-Étienne à 428 et Lyon à 450. La traversée de l’Auvergne est la partie la plus exigeante du parcours : relief, dénivelé et météo d’altitude en hiver. Elle se prépare, elle ne s’improvise pas.
Marseille à l’arrivée, et ce qu’elle autorise vraiment
L’arrivée est réglementée, mais moins qu’on ne le lit généralement.
Marseille applique un régime nettement plus souple, et sur ce trajet c’est une bonne nouvelle. Les voitures particulières non classées ou classées Crit’Air 5 et 4 y sont interdites depuis le 1er septembre 2022, sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre, en vertu de l’arrêté métropolitain du 28 juin 2022. Mais les Crit’Air 3 restent autorisés : leur interdiction, un temps annoncée, a été reportée sans date par l’arrêté 24-177 du 11 juin 2024. La plupart des sites qui traitent le sujet l’ignorent encore et les annoncent interdits. L’amende encourue est de 68 € pour un véhicule léger, et un pass journalier créé en juin 2024 ouvre 52 dérogations de vingt-quatre heures par an.
Le périmètre couvre 19,5 kilomètres carrés et 314 000 habitants, à l’intérieur de l’avenue du Cap Pinède, des boulevards Capitaine Gèze et de Plombières, de l’avenue Alexandre Fleming, des boulevards Françoise Duparc, Sakakini, Jean Moulin et Rabatau, et de l’avenue du Prado. Point décisif pour une livraison : la passerelle de l’A55 et les tunnels restent accessibles à tous les véhicules, quelle que soit leur vignette. Un véhicule qui n’a pas le droit de traverser Lyon peut donc entrer dans Marseille.
Pour un transport venu du Centre-Val de Loire, cela signifie qu’un véhicule Crit’Air 3 est livrable partout dans l’agglomération, et qu’un Crit’Air 4 ou 5 l’est hors périmètre. Le passage par Lyon reste le point sensible du trajet : c’est la seule agglomération française où un véhicule non conforme ne peut même pas transiter.
Un mot sur une rumeur tenace : les zones à faibles émissions n’ont pas été supprimées. Leur suppression avait bien été votée, mais le Conseil constitutionnel a censuré l’article 37 de la loi de simplification de la vie économique, en le qualifiant de cavalier législatif (décision n° 2026-903 DC du 21 mai 2026). L’obligation demeure dans les agglomérations de plus de 150 000 habitants, et 25 zones étaient en place au 1er janvier 2025. Deux d’entre elles seulement, Paris et Lyon, relèvent des restrictions renforcées au titre du dépassement des valeurs limites de qualité de l’air.
Orléans, à 133 kilomètres de Paris
C’est la particularité de ce départ et elle est souvent sous-estimée. Paris est à 133 kilomètres d’Orléans, Tours à 117 et Bourges à 123 : la ville est au centre d’un triangle qu’un camion couvre dans la journée.
Un enlèvement orléanais permet donc de charger en Beauce, en Sologne ou en Touraine sans allonger le trajet, et d’éviter l’Île-de-France pour la descente vers le sud. Pour un véhicule acheté en région parisienne mais repris en province, c’est souvent le point de collecte le plus pratique.
Le choix du mode, et ce qu’il change sur 757 kilomètres
Trois façons d’envoyer un véhicule d’Orléans à Marseille, trois logiques différentes.
Le camion groupé partage le trajet entre plusieurs véhicules : c’est le mode le moins cher au-delà de trois cent cinquante kilomètres, et donc celui que nous proposons par défaut ici. Il demande un véhicule qui monte seul et un délai de 24 à 48 heures.
Le plateau dédié prend un véhicule immobilisé, au treuil, et part quand vous le demandez. Le convoyage par conducteur ajoute 757 kilomètres au compteur : c’est souvent rédhibitoire sur un véhicule récent, et sans importance sur un utilitaire d’entreprise. La traversée du Massif central pousse d’ailleurs vers le transport plutôt que vers la conduite : relief, dénivelé et météo d’altitude usent un véhicule plus vite qu’une autoroute de plaine.
Où nous enlevons et où nous livrons
Côté Orléans, l’enlèvement se fait couramment à la gare d’Orléans, à la gare des Aubrais, et dans les communes de Fleury-les-Aubrais, Olivet, Saran, Blois et Tours. Côté Marseille, la livraison est demandée à la gare Saint-Charles, à l’aéroport de Marseille-Provence, et dans les communes d’Aix-en-Provence, Aubagne, Vitrolles, Marignane et Martigues.
Les motifs de convoyage sur cet axe
Mutation, départ en retraite vers le Sud, achat d’un véhicule d’occasion en région parisienne repris en province, retour de résidence secondaire. Orléans sert souvent de point de collecte pour éviter l’Île-de-France.
Le trajet inverse : Marseille vers Orléans
La liaison fonctionne dans les deux sens, avec les mêmes délais, la même assurance et le même tarif. C’est le même itinéraire, parcouru en sens inverse : 757 kilomètres et environ 7 h 58 de conduite hors trafic et hors pause.
