Montpellier – Marseille : ce qu’il faut savoir avant de confier son véhicule
169 kilomètres, deux heures de conduite et 12,60 € de péage : c’est le plus court et le moins cher de nos axes. Deux métropoles méditerranéennes que sépare la Camargue, et deux règles de circulation différentes.
Le plus court de nos axes, et le moins cher en péage
Sur les 169 kilomètres, le péage s’élève à 12,60 € pour une voiture particulière. C’est le montant le plus faible de tous nos axes routiers, et il s’explique : l’A54 entre Nîmes et Arles est en grande partie gratuite.
Le coût complet de la route, carburant compris, tourne autour de 21 €. Mais ce n’est jamais le vrai sujet sur une distance pareille : deux heures à l’aller, deux heures au retour, plus le temps d’organiser le véhicule de retour, cela fait une demi-journée perdue pour quelqu’un. C’est précisément ce que nous prenons en charge.
Deux zones à faibles émissions, deux règles différentes
Montpellier et Marseille sont toutes deux réglementées, mais pas au même niveau, et c’est le point à vérifier avant de partir.
À l’autre bout de l’axe, Montpellier retient le même niveau que Lyon : les voitures essence d’avant 2006 et diesel d’avant 2011, soit les Crit’Air 3, 4, 5 et non classées, y sont interdites depuis le 1er janvier 2025, sur onze communes. Deux différences comptent pourtant pour un convoyage. D’abord, la Métropole a voté en février 2025 un moratoire : aucun contrôle ni aucune verbalisation avant 2027. Ensuite et surtout, l’A9 et l’A709 figurent parmi les itinéraires dérogatoires, ouverts à tous les véhicules quelle que soit leur vignette. C’est l’inverse exact de Lyon, où la M6 et la M7 sont dans le périmètre. Sur cet axe, c’est donc le départ qui commande le dossier, pas l’arrivée.
Marseille applique un régime nettement plus souple, et sur ce trajet c’est une bonne nouvelle. Les voitures particulières non classées ou classées Crit’Air 5 et 4 y sont interdites depuis le 1er septembre 2022, sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre, en vertu de l’arrêté métropolitain du 28 juin 2022. Mais les Crit’Air 3 restent autorisés : leur interdiction, un temps annoncée, a été reportée sans date par l’arrêté 24-177 du 11 juin 2024. La plupart des sites qui traitent le sujet l’ignorent encore et les annoncent interdits. L’amende encourue est de 68 € pour un véhicule léger, et un pass journalier créé en juin 2024 ouvre 52 dérogations de vingt-quatre heures par an.
Le périmètre couvre 19,5 kilomètres carrés et 314 000 habitants, à l’intérieur de l’avenue du Cap Pinède, des boulevards Capitaine Gèze et de Plombières, de l’avenue Alexandre Fleming, des boulevards Françoise Duparc, Sakakini, Jean Moulin et Rabatau, et de l’avenue du Prado. Point décisif pour une livraison : la passerelle de l’A55 et les tunnels restent accessibles à tous les véhicules, quelle que soit leur vignette. Un véhicule qui n’a pas le droit de traverser Lyon peut donc entrer dans Marseille.
En pratique, sur cet axe, un véhicule Crit’Air 3 circule aux deux bouts : à Marseille parce que son interdiction est reportée sans date, à Montpellier parce qu’un moratoire court jusqu’en 2027. Un Crit’Air 4, en revanche, est interdit des deux côtés.
Un mot sur une rumeur tenace : les zones à faibles émissions n’ont pas été supprimées. Leur suppression avait bien été votée, mais le Conseil constitutionnel a censuré l’article 37 de la loi de simplification de la vie économique, en le qualifiant de cavalier législatif (décision n° 2026-903 DC du 21 mai 2026). L’obligation demeure dans les agglomérations de plus de 150 000 habitants, et 25 zones étaient en place au 1er janvier 2025. Deux d’entre elles seulement, Paris et Lyon, relèvent des restrictions renforcées au titre du dépassement des valeurs limites de qualité de l’air.
La Camargue, Arles et la traversée du delta
Entre les deux métropoles, l’itinéraire longe le delta du Rhône : l’A709 contourne Montpellier, l’A9 file vers Nîmes, puis l’A54 traverse la plaine jusqu’à Arles avant de rejoindre l’A7 à Salon-de-Provence. Nîmes est à 56 kilomètres de Montpellier, Arles à 81, Salon-de-Provence à 123.
C’est une zone de vent : le mistral s’engouffre dans la vallée du Rhône et balaie la plaine d’Arles. Sur un convoyage par chauffeur, cela ne change rien d’autre que l’allure. Sur un transport par camion porte-voitures, un véhicule haut et léger demande plus d’attention à l’arrimage, et c’est le genre de détail que nous signalons au transporteur.
Où nous enlevons et où nous livrons
Côté Montpellier, l’enlèvement se fait couramment à la gare de Montpellier-Saint-Roch, à la gare de Montpellier Sud de France, à l’aéroport de Fréjorgues, et dans les communes de Castelnau-le-Lez, Lattes, Pérols et Juvignac. Côté Marseille, la livraison est demandée à la gare de Marseille-Saint-Charles, à l’aéroport Marseille Provence de Marignane, et dans les communes d’Aix-en-Provence, Aubagne, Vitrolles et La Ciotat.
Les motifs de convoyage sur cet axe
Mutation, achat d’occasion, véhicule qui suit un déménagement, retour de location. Sur deux heures de route, ce n’est jamais le coût du trajet qui décide mais le temps : deux heures à l’aller, deux au retour, et la question du véhicule qui ramène le conducteur.
Le trajet inverse : Marseille vers Montpellier
La liaison fonctionne dans les deux sens, avec les mêmes délais, la même assurance et le même tarif. C’est le même itinéraire, parcouru en sens inverse : 169 kilomètres et environ 2 h 06 de conduite hors trafic et hors pause, pour environ 12,60 € de péages, au tarif relevé en septembre 2026.
