Toulouse – Montpellier : ce qu’il faut savoir avant de confier son véhicule
243 kilomètres et moins de trois heures de conduite, par l’autoroute des Deux Mers puis la Languedocienne. C’est le seul de nos axes qui ne quitte jamais l’Occitanie, et celui où les deux villes ont suspendu le même calendrier.
Deux zones à faibles émissions, deux calendriers suspendus
Les deux extrémités de cet axe sont réglementées, et elles ont pris la même décision à quelques mois d’intervalle : repousser l’interdiction des Crit’Air 3. Le résultat est qu’une voiture diesel de 2008 circule aujourd’hui aux deux bouts, ce qui n’était pas le calendrier annoncé.
Toulouse interdit les véhicules non classés et classés Crit’Air 5 et 4, en application d’un arrêté métropolitain que la Métropole confirme ne pas avoir abrogé. Les Crit’Air 3 restent autorisés : leur interdiction, prévue pour 2024, a été suspendue par le conseil métropolitain du 12 octobre 2023, avec un réexamen si trois années sur cinq dépassent les seuils de qualité de l’air.
Le périmètre couvre 72 kilomètres carrés : tout Toulouse à l’intérieur de la rocade, plus une partie de Colomiers et de Tournefeuille. Un point compte pour un convoyage : une partie du périphérique Ouest et la route d’Auch, l’A624, sont incluses dans la zone, ce qui limite les possibilités de contournement. Un pass ZFE ouvre jusqu’à 52 jours de circulation par an.
À l’autre bout de l’axe, Montpellier retient le même niveau que Lyon : les voitures essence d’avant 2006 et diesel d’avant 2011, soit les Crit’Air 3, 4, 5 et non classées, y sont interdites depuis le 1er janvier 2025, sur onze communes. Deux différences comptent pourtant pour un convoyage. D’abord, la Métropole a voté en février 2025 un moratoire : aucun contrôle ni aucune verbalisation avant 2027. Ensuite et surtout, l’A9 et l’A709 figurent parmi les itinéraires dérogatoires, ouverts à tous les véhicules quelle que soit leur vignette. C’est l’inverse exact de Lyon, où la M6 et la M7 sont dans le périmètre. Sur cet axe, c’est donc le départ qui commande le dossier, pas l’arrivée.
La différence tient au contournement. À Montpellier, l’A9 passe au sud de la ville et reste hors zone. À Toulouse, une partie du périphérique Ouest est incluse dans le périmètre : un véhicule Crit’Air 4 ou 5 ne peut donc pas contourner la ville par l’ouest, alors qu’il traverse l’agglomération montpelliéraine sans encombre.
Un mot sur une rumeur tenace : les zones à faibles émissions n’ont pas été supprimées. Leur suppression avait bien été votée, mais le Conseil constitutionnel a censuré l’article 37 de la loi de simplification de la vie économique, en le qualifiant de cavalier législatif (décision n° 2026-903 DC du 21 mai 2026). L’obligation demeure dans les agglomérations de plus de 150 000 habitants, et 25 zones étaient en place au 1er janvier 2025. Deux d’entre elles seulement, Paris et Lyon, relèvent des restrictions renforcées au titre du dépassement des valeurs limites de qualité de l’air.
L’autoroute des Deux Mers, puis la Languedocienne
L’itinéraire emprunte l’A61 de Toulouse à Narbonne, par Villefranche-de-Lauragais, Castelnaudary et Carcassonne, puis l’A9 vers Béziers, Agde et Montpellier. Le péage s’élève à 27,60 € pour une voiture particulière, soit presque autant que les 314 kilomètres de Lyon à Marseille : l’A61 est l’une des portions les plus chères au kilomètre de notre réseau.
Les villes intermédiaires sont toutes sur l’axe, ce qui rend les enlèvements en cours de route simples à organiser : Carcassonne est à 95 kilomètres de Toulouse, Narbonne à 154, Béziers à 183.
Le seul de nos axes entièrement dans une même région
Toulouse et Montpellier sont les deux métropoles d’Occitanie, et cet axe relie l’une à l’autre sans jamais franchir de limite régionale. Cela se voit dans les demandes que nous recevons : ce sont rarement des déménagements lointains, plutôt des mutations internes, des achats de véhicule d’occasion à l’autre bout de la région, des rapatriements après une panne ou un séjour.
Sur une distance de moins de trois heures, la prise en charge et la livraison tiennent dans la même journée, et le convoyage par chauffeur revient généralement moins cher qu’un transport sur plateau, que nous réservons aux véhicules non roulants ou de valeur.
Où nous enlevons et où nous livrons
Côté Toulouse, l’enlèvement se fait couramment à la gare de Toulouse-Matabiau, à l’aéroport de Blagnac, et dans les communes de Colomiers, Tournefeuille, Balma, Ramonville et Muret. Côté Montpellier, la livraison est demandée à la gare de Montpellier-Saint-Roch, à la gare de Montpellier Sud de France, à l’aéroport de Fréjorgues, et dans les communes de Castelnau-le-Lez, Lattes, Pérols et Saint-Jean-de-Védas.
Les motifs de convoyage sur cet axe
Mutation interne à la région, achat d’un véhicule d’occasion à l’autre bout de l’Occitanie, installation étudiante, rapatriement après une panne ou un séjour. Sur moins de trois heures, le convoyage par chauffeur est généralement la formule la plus économique, le plateau restant réservé aux véhicules non roulants ou de valeur.
Le trajet inverse : Montpellier vers Toulouse
La liaison fonctionne dans les deux sens, avec les mêmes délais, la même assurance et le même tarif. C’est le même itinéraire, parcouru en sens inverse : 243 kilomètres et environ 2 h 42 de conduite hors trafic et hors pause, pour environ 27,60 € de péages, au tarif relevé en septembre 2026.
